La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a répété mardi qu'elle était opposée à un grand emprunt national qui "coûterait très cher", réclamant au Premier ministre François Fillon qui la recevait à Matignon "des mesures de soutien" au pouvoir d'achat.
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La première secrétaire du PS Martine Aubry le 17 octobre 2009 à Paris. |
"Nous lui avons dit que la France n'avait pas besoin d'un grand emprunt qui coûterait très cher pour apporter des avantages financiers à ceux qui ont les moyens de pouvoir y souscrire. Je crois qu'il a entendu ça", a déclaré Mme Aubry à sa sortie.
"Nous lui avons dit qu'il y avait des recettes mobilisables dans les 30 milliards de baisse d'impôts que la droite a mise en place depuis qu'elle est au pouvoir ou dans les 20 milliards de niches fiscales complémentaires", a-t-elle ajouté.
"Nous avons dit au Premier ministre comment il nous semblait à la fois nécessaire d'avoir des mesures de soutien à la consommation, c'est-à-dire sur le pouvoir d'achat, alors que la France n'est pas encore sortie de la crise, et des mesures en termes d'investissement qui ont des effets immédiats", a aussi affirmé Mme Aubry.
La première secrétaire du PS a aussi plaidé pour "une nouvelle politique industrielle" s'appuyant sur "l'innovation et les secteurs porteurs" et des "fonds de garantie" pour les PME afin de leur permettre d'emprunter dans la mesure où "les banques ne répondent pas à leurs demandes".
Le chef du gouvernement va recevoir tous les leaders des partis parlementaires pour recueillir leurs avis sur le grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy, rebaptisé "dépenses d'avenir" par le gouvernement. |